Un mulet malin a le poil doux au toucher

Un mulet malin a le poil doux au toucher
Le Mercredi 2 Juillet 2oo8

Mais ... Que m'arrive-t-il ? Qui sont toutes ces personnes ? Et cet endroit ? Dire que ce matin encore, j'étais tranquillement au pré avec les copains ... Me voila attaché à un anneaux dans la cour de la ferme équestre ! Soudain, un grand monsieur arrive vers moi : il a l'air gentil ! Ah ... Mais qu'est-ce-qu'il me met sur la tête ? Et pourquoi cela me serre autant ? J'essaie de ne pas bouger pendant qu'il m'attache le caveçon en cuir. Une jeune fille s'avance timidement, en ne me quittant pas des yeux. D'emblée, elle me plaît beaucoup : elle est douce et me caresse le dos avec une brosse en me donnant une carotte. Une carotte ! J'avais presque oublié le goût que ça avait ! Puis, on me met de drôles d'équipements sur le dos ... Cela ne me plaît guère ! Je couche les oreilles et remue dans tous les sens pour y échapper ! La jeune fille me détache en vitesse, et me voila au milieu de cette carrière, avec tous ces nouveaux bruits et ces nouvelles sensations qui me parviennent : les étriers qui me font un peu peur, la sangle bouclée autour de mon ventre, la croupière serrée autour de ma queue ... La jeune fille se met à faire claquer une longue cravache près de ma croupe. Que veut-elle ? Je ne comprends pas ! Elle aussi à l'air un peu perdue ... Heureusement une gentille dame arrive et lui donne des conseils. Immédiatement, je sens la différence : elle voulait que je marche ? Il suffisait de le dire ! La séance ne dure pas longtemps. La jeune fille paraît ravie, et tout le monde parle avec animation. " Lauriane, tu ramènes Pipo au paddock ? " Ah, on va parler de moi ? A part ça, je ne comprends pas grand chose. Ma nouvelle amie m'emmène vers la sortie et me donne une autre carotte. Alors, c'est fini, je repars dans mon pré voir les copains ? Bon, ce n'était pas si terrible après tout ...
Texte de moi =D Pipo le petit mulet
# Posté le samedi 19 juillet 2008 08:03

Aujourd'hui, j'ai *un nouvel appareil photo .+ & mon brevet je l'ai eu mention TB .

Aujourd'hui, j'ai *un nouvel appareil photo .+ & mon brevet je l'ai eu mention TB .
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+++++++++++++++++++++l_•___Reelito, il me fait exploser le coeur._l
# Posté le samedi 05 juillet 2008 03:44
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 15:09

Avec eux c'est tellement génial =DJe les aime :)

~ C'est les vacances ~
Programme du 29 Juin au 2 Juillet pour Reelito
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l_____Dimanche_____l______Lundi______l______Mardi______l_____Mercredi_____l
l_____Dimanche_____l______Lundi______l______Mardi______l_____Mercredi_____l____________l__l
l_ 1oh Balade =D_''l_ 14h Repos ^^''l'_ 16h3o Travail 'l_ 15h Balade ;)_-l
l_₪ 15h3o Balade _--l_ 14h Repos ^^''l'_₪ 16h3o Travail 'l_____Mercredi_____l________(_________)
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# Posté le samedi 07 juin 2008 07:12
Modifié le mercredi 02 juillet 2008 05:03

Miettou et moi au beau milieu d'un champ ...C'est la magie d'une relation dont l'origine me dépasse, mais qui s'impose d'elle-même.

 Miettou et moi au beau milieu d'un champ ...C'est la magie d'une relation dont l'origine me dépasse, mais qui s'impose d'elle-même.

Le bonheur est dans le pré dit-on ?


Il fait encore nuit dans le petit bois. On commence seulement à distinguer ici & là les silhouettes noires des arbres et les masses sombres des buissons. Tout semble dormir. Et pourtant, d'un grand pin qui borde la clairière s'élève une agitation suspecte : craquements de branches, petits cris et chuchotements. Qui peut bien être réveillé à cette heure ? Miette s'ébroue en continuant de s'interroger. Le hibou peut-être ? Il n'habite pas ici. Les hérissons alors ? Il ne font jamais tant de bruits. Pipo, le mulet, se lève lui aussi, réveillé par tout ce tapage, et rejoint le poney à robe mouchetée. Tous deux, ils pointent leurs oreilles, quand un petit éclair roux saute du pin pour attérir sur une branche de hêtre. Cette fois, Miette n'a plus aucuns doutes. C'est l'écureuil, cet espiègle. Mais pourquoi diable ne dort-il pas ? Tout à ses pensées, Miette décide d'aller se désaltérer à la rivière. Il emprunte le sentier de la petite colline, quand soudain les feuilles de l'allée bruissent & crépitent. Un jeune lièvre se régale derrière un buisson, en grignotant des brins de serpolets et des pousses de noisetiers. Miette enjambe une touffe de bruyère et arrive finalement sur la berge. Après avoir bu un peu d'eau froide, il s'enfonce dans les trèfles et croquent quelques brin juteux, frais et tendres. Pipo, se met à manger lui aussi, en agitant les oreilles. Les deux complices sont tellement absorbés par leur goûter qu'ils ne voient pas le temps passer. Un cri joyeux éclate au loin : Tirli ... Tirli tuit tuit ! C'est l'alouette qui, là-bas dans la prairie, s'élance en chantant à la rencontre du soleil. Au même moment, les premiers rayons filtrent à travers la brume du matin ....


et les couleurs renaissent dans le petit bois ;


... les fleurs, les buissons et les arbres reprennent leurs teintes vives, jaunes bleues et vertes. Miette lève le nez et regarde cette transformation avec émerveillement. Il est tellement captivé qu'il n'entend pas Chocolat, le chez du troupeau de chevaux, qui les appèlent, lui & Pipo. " Et bien, ce n'est pas trop tôt ! Vous en avez mis du tempsà venir ! " semble t-il leur dire, tout en grattant le sol avec un antérieur. L'étalon s'élance ensuite dans la clairière, pour rejoindre les autres chevaux qui sont éparpillés dans l'herbe humide. Miette trottine jusqu'au mûrier, ses petits sabots s'enfoncent dans le sentier bordé d'aubépines. On dirait que tous les papillons du petit bois s'y sont donnés rendez-vous. A petits coups d'aile légers, ils voltigent, tourbillonnent, se pourchassent & jouent à cache-cache entre les fleurs. Le poney salue son copain Morcillo. Dans les arbres, pinsons, bergeronnettes, mésanges, rouges-gorges, hirondelles, merles et fauvettes chantent gaiement comme pour dire au revoir au printemps. Dans un taillis, un mulot décortique une vieille noisette. Miette s'éloigne du troupeau pour aller s'allonger à l'ombre, sous un chêne. Ici & là, les feuillages ont épaissi, les couleurs sont plus intenses, et les parfums plus lourds. La chaleur pèse sur les taillis et les buissons, et, même aujourd'hui, dans l'ombre du sous bois, l'air devient un peu étouffant. Le soleil tape déjà sur la clairière, et les herbes grillées par ses rayons brûlants lorsqu'il fait beau commencent déjà à jaunir. Quelques boutons d'or pointent leurs corolles entre les brindilles désséchées. Au dessus des ronciers d'où bientôt vont pendre de grosses mûres noires et juteuses, tourbillonnent inlassablement des moustiques et des abeilles. Miette les écoutent siffler, bourdonner et susurrer en choeur " L'été va arriver ! L'été va arriver ! " tout en songeant aux aventures qui l'attendent avec sa cavalière, dans les jours à venir.

Texte de Moi
Petit poney glacé pour petit coeur gelé
# Posté le samedi 31 mai 2008 04:48
Modifié le mardi 24 juin 2008 13:30

Une de mes photos préférées =D

Une de mes photos préférées =D
Mon cheval me ressemble comme mon reflet dans un miroir ...


Ce matin-là, le soleil inondait le sol de la forêt où Reelito galopait à vive allure. Le dimanche matin était le meilleur moment pour faire une promenade à l'extérieur avec son cheval. Maintenant que la saison des feuilles vertes ( c'est comme ça que j'appelle le printemps =D ) battait son plein, les frondaisons étaient touffues et de minuscules créatures s'activaient sous le tapis d'humus. Je dirigeai Reelito vers la forêt de chênes - le chemin le plus court pour gagner le plateau et la rivière. En descendant la colline vers les grands rochers, le chant des grillons couvraient le bruit des sabots. Reelito traversa la clairière tapissée d'herbe, et s'engagea sur un autre versant. La pente broussailleuse devenait plus escarpée et plus rocailleuse à mesure que nous grimpions : mon cheval finit par longer les rochers sur la paroi d'une falaise à pic. Au sommet s'étendait un vaste plateau. Des bourrasques incessantes couchaient l'herbe et courbaient les arbres. Le sol caillouteux était ponctué d'affleurement de roc nu. Les raffales nous emportaient les odeurs de la campagne. Nous cheminions à travers le plateau, sur une piste qui serpentait dans la bruyère, tandis que les buissons blancs du bas côté embaumaient l'air et que les rossignols, les mésanges et les rouge-gorges perchés sur le vieux sapin chantaient gaiement. Reelito gravit la petite colline lentement, comme pour savourer ce moment unique, et se fraya une route à travers la bruyère parfumée. Un lapin sauvage surgit du bouquet d'orties et bondit par dessus une vieille souche noueuse. Je dirigeai mon cheval vers le ruisseau. Le torrent gazouillait en descendant le ravin sur un lit de galets ronds et lisses. Il s'arrêta pour avaler quelques gorgées d'eau froide et limpide avant de relever la tête, les oreilles en alerte. J'écoutais à mon tour : j'avais repéré le bruit de petits pas furtifs, un rat d'eau occupé à faire son nid. Un instant plus tard, j'aperçus le petit rongeur. Une silhouette rebondie ramassait des brins d'herbes le long de la rive. Reelito se détendit à nouveau, et reprit son chemin. Il fila souplement sur le petit sentier qui menait à l'orée d'une belle clairière parsemée de fleurs odorantes. Très vite, il s'installa dans un petit galop cadencé. Le sol défilait sous ses sabots, l'herbe humide de rosée effleurait son ventre. Bientôt, le sol herbeux fut remplacé par de la terre fine à peine sèche. Reelito finit par atteindre le rebord du plateau et contourna le bosquet de sapins. Le paysage changeait soudain du tout au tout. Partout s'étendaient des prés verts ou dorés sillonés de larges pistes de terre. Quelques arbres à l'écorce rugueuse étaient disséminés dans les champs. Laissant derrière lui le plateau exposé à tous les vents, Reelito descendit vers la plaine fertile. Je le talonnais légèrement, il se faufila le long des haies. Le soleil matinal m'éblouissait, et même à l'ombre des buissons il faisait chaud. Mon cheval trottinait doucement. Je le dirigeai vers un sentier tapissé d'une épaisse couche de mousse, et il s'enfonça dans les bois. Le bruit du torrent s'intensifiait de plus en plus, il progressait en direction de la petite cascade argentée à l'eau cristalline. Elle clapotait sur le sol caillouteux. Je flattais affectueusement les flancs de Reelito quand il s'aventura dans le mur de fougère pour s'y frayer un chemin. Il allongea l'allure et galopait au milieu du sentier, en soulevant les feuilles dorées des peupliers. Soudain, je me rendis compte et je compris pourquoi mon cheval était parti au galop : nous étions déjà sur le chemin qui ramène à l'écurie !

Texte de Moi
Lauriane *
# Posté le mardi 13 mai 2008 12:40
Modifié le lundi 23 juin 2008 03:04